mercredi 28 janvier 2009

Couverture santé, rebelotte

C'est bientôt la période où on peut changer ou supprimer sa couverture santé dans ma boîte. C'est une fois par an. Et c'est le binz. J'ai mis du temps à lire toute la paperasse pour choisir ma couverture santé parmi les 4 proposées y'a 2 mois et là je reçois encore des encyclopédies à lire concernant les changements pour l'année 2009. Mauvaise nouvelle pour moi, la couverture que j'avais choisi disparait. La bonne blague! Il n'y en a maintenant plus que 3 à choisir et bien sûr les prix ont augmenté. Fortement. Pendant ce temps, les salaires ont baissé. Je relativise tout de même, j'ai toujours un boulot. Et au rythme où les boîtes ferment ici, ça fait plus que peur. Ma boîte, qui fait partie des Fortune 500 a gelé les salaires des cadres et vire 600 personnes au siège , ferme une branche en Arkansas et gèle 400 postes vacants. Moi qui voulait travailler au siège, je me dit que finalement, je n'ai rien à regretter. La situation devrait s'améliorer au moment où on devrait bouger d'ici. Croisons les doigts. En tout cas, je me demande comment les gens qui perdent leur emploi ici font avec leur couverture santé. Logiquement, plus de boulot, plus de couverture santé. Ils peuvent en prendre une de leur choix mais là, c'est pas le même prix vu que la boîte n'en finance plus une partie. Ils sont seuls. Je doute que des gens au chômage décident de mettre 200$ à 300$ par mois pour leur santé.

Enfin, je vais changer de plan car le mien a fusionné avec un autre et c'est beaucoup trop cher. Je vais prendre le plan dit "traditionnel" qui est similaire à celui que j'avais sauf que là, je dois payer de ma poche une somme fixe à chaque fois que je vais chez le médecin. Le genre de 1€ que vous payez en France sauf que là c'est multiplié par 55. Étant donné que je n'y vais que 2 à 3 fois par an maximum (je n'y suis pas allée ces 10 derniers mois) ça ne devrait pas me ruiner.

Le mari et moi avons toujours un boulot et j'espère que ça va continuer jusqu'à la fin de cette sale période. Les trucs que j'entends et que je vois ici me font très peur. Et quand je pense que certains fonctionnaires se permettent de faire la grève en France, ceux qui ont la sécurité de l'emploi en plus. Je ne sais même pas quoi penser, tiens. Ah si, ils ne m'inspirent que du mépris.

2 commentaires:

pyrrha-Na a dit…

une fois n'est pas coutume, ton dernier paragraphe m'a énervée.
j'aimerais une bonne fois pour toutes qu'on arrête de critiquer les fonctionnaires.

1. ils ont autant le droit de faire la grève que les salariés du privé. en ce moment, beaucoup de fonctionnaires ne sont pas remplacés, et ça devient pas top : mes parents sont fonctionnaires. mon père est cadre, il n'a pas de système d'heures sups, il fait bien ses 35heures au boulot, et il est obligé de rapporter des dossiers le soir, et de plus en plus souvent (tu vas me dire, rien d'exceptionnel, c'est sûr, seulement, le salaire ne suit pas vraiment).
ma mère est en bas de l'échelle, elle "pointe", donc ne peut pas faire plus que ses 35 heures. seulement, en ce moment, elle y va à 8h et ne rentre qu'à 18h, parce qu'elle a plein de boulot et qu'ils ont supprimé un poste. ses heures supps ne sont comptées que dans la limite de 12 heures (récupérables en demies-journées), elle a depuis pas mal de temps dépassé le plafond, donc elle fait des heures gratuitement. elle est en fin de carrière, elle touche 1200 ou 1300 euros par mois.

2. certes ils ont la sécurité de l'emploi, mais il faut s'accrocher pour la décrocher. Moi je passe des concours cette année, en général, c'est environ 30 places pour plus de 2000 présents aux épreuves. Des candidats surdiplômés (une amie a passé beaucoup de concours, elle n'en a eu qu'un, celui de rédacteur, catégorie B, c'est-à-dire accessible niveau bac. elle a un bac + 5 avec mention en économie).
les places sont chères, et rares (et ça ne s'améliore pas avec le nabot).

3. alors oui, ils se permettent de faire la grève. pour éviter par exemple les suppressions de poste dans l'éducation nationale, qui sont prévues dés la rentrée prochaine. j'ai deux amies instits, une qui se retrouve avec 30 élèves en CP cette année, seule, dans un quartier sensible (niveau ambiance, pas plus tard qu'il y a 2 semaines, une mère de famille a tapé une instit de l'école) ; et l'autre qui est à la campagne, elles sont deux pour gérer 5 niveaux (du CP au CM2).
ma mère qui bosse aux impôts ne prend plus de pause le midi (elle "dépointe" les 3/4 d'heure obligatoires tout en restant au bureau à bosser) pour finir son boulot.
la poste, qui emploie beaucoup de contractuels, ne renouvelle plus tous les CDD et prend de moins en moins d'intérimaires.
ce sont les seuls exemples que je connais bien, mais je ne doute pas qu'il y en ait d'autres.
alors que les fonctionnaires t'inspirent du mépris parce qu'ils font la grève pour défendre le service public, leurs postes, et ceux des jeunes qui arrivent, je ne le comprends pas.

et juste, pour préciser, les fonctionnaires ont la sécurité de l'emploi, oui, mais leurs salaires sont bas, leurs postes pas garantis (si un poste est supprimé, ils peuvent avoir à changer complétement de domaine, avec une formation sur le tas et pas vraiment efficace. la fiscalité immobilière, ce n'est pas vraiment la même chose que le régime des successions, ou les recettes etc.), et dans la fonction publique territoriale, qui emploie énormément de personnes, quand tu réussis un concours, tu n'as pas le boulot directement derrière, tu es inscrit sur une liste d'aptitudes, et à toi de postuler à des offres un peu partout en France, avec entretien d'embauche etc.
...

désolée pour ce long commentaire pas très sympathique, et puis, bon courage quand même à toi ! :))

Yibus a dit…

Inutile dernière phrase. Ou alors tu développes. Merci.
Trop rapide le coup du mépris.